
300SL
Gullwing - Roadster
Club Belgium
Historique Le modèle 300SL, basé sur une voiture de compétition à succès, est célèbre pour être la première voiture équipée de l'injection d'essence. " 300 " indique que le moteur possède une cylindrée de trois litres. 80% de la production fut vendue aux États-Unis, ainsi que l’avait prédit son importateur Max Hoffmann, ce qui contribua fortement dans ce pays à donner à Mercedes-Benz une image de voitures sportives et même sexy. Elle était construite en acier à l'exception du capot, des portes et du coffre qui étaient en aluminium. Il était possible de commander une carrosserie tout en aluminium qui permettait d’alléger le véhicule de 80 kg pour un prix plus élevé (seulement 29 exemplaires furent ainsi produits en 1955 (26 ex.) et 1956 (3 ex.)).
Le coupé est doté de portes papillons, solution technique adoptée à cause du châssis tubulaire et du seuil élevé de la porte. Ces portes papillons ont comme inconvénient majeur de déverser l'eau de pluie sur la tête des occupants lors de leur ouverture. Il fut vendu de 1954 à 1957. L’entrée et la sortie de la voiture requiert un peu de gymnastique en obligeant à glisser ou s’asseoir d’abord sur le seuil. Cela est facilité par le basculement du volant.
Le moteur incliné à 50º à gauche pour permettre un capot bas est le 3 litres six cylindres en ligne de la berline, avec un système d'injection Bosch mécanique qui doublait largement la puissance, de 115 chevaux en version carburateur, le moteur passe à 240 chevaux à 6 100 tr/min. Ce nouveau système, basé sur certains brevets Citroën concernant la turbulence en fin de compression, permettait une vitesse théorique de 235 km/h, la transformant en l'automobile la plus rapide du monde à l’époque et en quelque sorte la première supercar.
L’aérodynamique joue un rôle important et les ingénieurs allèrent même jusqu’à installer des ailerons au-dessus des échancrures des ouvertures des roues. Étant donné le style général on a suggéré que ces ailerons furent ajoutés pour la rendre plus aguichante aux acheteurs états-uniens étant donné le kitsch du style de l’époque. À l’inverse des voitures des années 1950 la direction est raisonnablement précise et, la suspension indépendante assez confortable. Par contre la suspension arrière à demi arbres pivotants à cause des changements importants de chasse sur mauvais revêtement ou à haute vitesse est relativement capricieuse.
La 300 SL gagna les 24 heures du Mans 1952, la Carrera Panamericana et diverses autres épreuves.
| 1954 | 146 units |
1955 |
867 units |
1956 |
311 units |
1957 |
76 units |
total: |
1400 units |
| 1957 | 554 units |
1958 |
324 units |
1959 |
211 units |
1960 |
249 units |
1961 |
250 units |
1962 |
244 units |
1963 |
26 units |
total: |
1858 units |